Dimanche à Salamança

Maintenant que l'on sait que les aluguers pour Salamança se prennent à un autre endroit que les autres, on se rend directement à Ribeira Botte et en deux temps trois mouvements, on y est, pile à 10h. Idney est un peu en retard mais il était parti vérifier le bateau, et puis on n'est pas pressés. Comme ils disent ici: tranquille!

La glacière est chargée en glace, une grosse bouteille de 5L est remplie à moitié de puntch', on ajoute quelques bières à l'ensemble et on charge la brouette avec le moteur du bateau, direction la plage. Enfin la plage des pêcheurs, à l'abri du vent. Une fois arrivés, on pousse le bateau dans l'eau puis ils installent le mat, préparent la voile faite de toile de sacs de riz et de maïs, chargent quelques pierres pour lester et apporter un peu de stabilité. A peine éjectés de la plage, la voile aurique est hissée, se gonfle au vent et nous propulse vers l'avant. Michael est à la barre. Ça avance super bien, c'est très agréable. Au bout d'un moment on vire de bord et là Sylvio m'appelle pour barrer. Ça y est, c'est moi le maestro de velero, me dit-il. J'apprécie de retrouver une barre franche, ça réveille de vieux souvenirs agréables et ça change de la barre à roue d'Igamor.

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On rentre le bateau, les femmes nous attendaient sur la plage. Le petite Christopher est envoyé, au pas de courses, chercher un oignon, des pois chiches et de l'huile pour accompagner le poulet avec lequel nous sommes venus. On mange, on boit, on rit, on discute comme on peut toute l'après-midi pendant que Christopher qui a vu Michael faire plus tôt dans la journée, ne quitte plus les palmes et le masque qu'il lui a empruntés. Maria s'endort, exténuée des 3 jours de fête, la tête appuyée contre un rocher. Au loin on aperçoit les kite-surfers qui s'éclatent le long de la grande plage de sable blanc.

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On rentre chez Maria, pour aller à la plage le soleil est trop haut me dit Idney, il faut attendre. Comme leur terrasse est au soleil à cette heure-ci, on prend les chaises et on déménage sur le trottoir d'en face, à l'ombre. Une heure passe et puis nous partons à la plage. Nous y retrouvons un belge croisé vendredi soir, un p'tit bonhomme très énergique, instructeur de kite-surf et qui enfile justement sa combinaison pour aller faire un tour. Il s'éclate à faire des aller-retours, ça contraste avec le français qui débute là et fait des glissades de 2m avant d’atterrir sur inexorablement sur les fesses... Dommage,il y a un peu trop de trafic sur la plage pour aller se baigner.

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Le retour à Mindelo se fait en aluguer piquete (pick-up), une première pour nous plutôt habitués aux vans/camionettes. Assis à l'arrière dans le vent, défile sous nos yeux la nature désertique et inhospitalière des lieux dont les habitants sont sensibilisés un maximum aux économie d'une eau dont ils manquent cruellement. Au contact des Cap-verdiens, on comprend que certains aient des projets totalement fous de remorquer des icebergs depuis le large du Canada pour étancher un peu leur soif.

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Dimanche à Salamança

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