Houston

La ville qui n'en était pas une

Houston, ça n'est pas une ville au sens classique mais plutôt une surface étendue avec des maisons, des buildings et des magasins. Ne cherchez pas d'ordre logique, pas de centre où flâner à pieds, rien n'est à taille humaine, tout est à taille voiture. Pour traverser la rue, on prend la voiture!
Il y a pourtant une certaine logique, 3 périphériques imbriqués les uns dans les autres, mais la comparaison avec notre modèle de ville s'arrête là.

Houston, j'y vais parce que c'est là que vit mon ami Fred avec sa femme Sindy et leur fils Louis. Pensant que Fred me déposerait le matin en centre-ville et que je flânerais en prenant les transports en commun, je devais arriver un jeudi. Alors quand Fred m'explique tout ça, je suis content que mon vol du Mexique jusqu'ici ait été retardé de 48h. J'aurai ainsi pu profiter du Yucatán un peu plus longtemps et verrai mes amis le temps d'un week-end sur leur temps libre.

Ce qu'on pourrait appeler centre-ville non officiel n'est pas le centre d'affaires, situé à un autre endroit. Ce qui donne à la ville deux points auxquels on aperçoit des grattes-ciels. De là haut, la vue est panoramique à des dizaines de kilomètres à la ronde, la région est plutôt très plate... Les activités principales sont dans les domaines du pétrole, du pétrole et du pétrole. Rien d'autre.

À Houston, je renoue avec la culture burger (mais des bons) et bière (par dizaines à la pression!). Fred est à ses heures perdues amateur artisan brasseur, un loisir assez répandu ici. Comme tout se fait en matière de bière, nous goûterons le dimanche matin à une production de son cru à base de citrouille. Il la trouve passable et moi avec mon palais de chèvre je trouve qu'elle passe bien...

Samedi texan

Le samedi, comme je suis de retour dans la civilisation moderne (Best Buy, Amazon, Walmart & co) je fais quelques courses.
L'après-midi, après une suggestion de ma part, on se retrouve Fred et moi à un stand de tir. L'expérience est intéressante, dans ce qui est sans doute l'état le plus libertaire des États-Unis et où "ici quand tu es en voiture, personne ne viendra te chercher des noises parce que l'on suppose que tu as une arme dans ton véhicule"...
C'est pas plus compliqué que d'aller au Decathlon du coin taper quelques balles pour essayer un nouveau club de golf. Sous réserve qu'il y ait un rayon golf, bien entendu!

En franchissant le seuil, la boutique d'armes est sur la gauche. L'accueil et le service étant rois aux États-Unis, nous sommes très bien reçus et après avoir montré patte blanche (permis de conduire) et signé une décharge, nous sommes dirigés vers le mur d'armes. Photo de Rees W. piochée sur Yelp.

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Et là, c'est franchement normal, on réserve ce qu'on veut comme arme. Personne ne nous demande si on est compétents en la matière (ok, ils s'en rendraient vite compte). Sachant que c'est une arme "facile", je choisis un Glock 9mm tandis que Fred pour varier les sensations choisi un revolver.

La population est ici tout ce qu'il y a de plus hétéroclite. Prenez le gens que vous verriez au centre commercial, ce sont les mêmes, toutes classes, toutes ethnies, hommes et femmes. Pour les femmes, ils organisent même les petits-déjeuners "Breakfast & Bullets"...

Bon, on n'est pas des tarés non plus alors on demande le petit cours qui va bien, dispensé dans une des nombreuses salles de réunion du complexe. Vingt minutes à se faire expliquer, charger et décharger les armes, avec des balles factices.

Et puis voilà, on se lance. Casques sur les oreilles et lunettes sur le nez, on pénètre dans la partie tir, d'où à peine quelques "pop" nous parviennent. Les lignes de tir sont très surveillées, une caméra au-dessus de chacune, il suffit de faire de grands signes en cas de besoin. Le sol est littéralement jonché de douilles qu'un employé passe de temps balayer avec une raclette géante. On peut le voir sur cette photo en arrière-plan. Au premier plan, le Glock et le revolver.

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Première salve avec notre instructeur qui s'assure qu'en situation on maîtrise toujours.

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Vue plus large des lignes de tir. Le déchambrage automatique des douilles de notre voisin de gauche nous arrosera littéralement par moments...

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Autant dire, j'étais pas détendu détendu du slip et à voir certaines photos et la raideur dont je fais preuve, ça me rappelle mes premiers cours de moto...

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Fred lui s'en sors plus tranquillement et avec plus de justesse que moi.

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Deux cent balles à tirer en 1 heure, faut pas chômer ma p'tite dame! Ça part finalement assez vite. Ici déjà 50 tirées avec le Glock.

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Au final, j'apprécie beaucoup le Glock qui avec sa culasse mobile absorbe une très grande partie de l'énergie du tir. Le revolver pique un peu plus les mains, sans compter qu'il est vraiment trop petit. La crosse est trop courte et je n'arrive pas à bien le tenir en main.

Le soir, on se retrouve en "centre-ville" au Toyota Center pour un match des basket qui verra les Houston Rockets se faire battre par une des meilleures équipes du championnat, les Golden State Warriors de San Francisco.

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Dimanche, c'est BBQ

En bon intégré et amateur de viande qu'il est, Fred a 2 barbecues... Ou plutôt il a un grill (ce que l'on appelle chez nous un barbecue) et un smoker. Le smoker permet de réaliser une cuisson lente à basse température en cuisant la viande avec une chaleur indirecte tout en la fumant. Ça ressemble à ça:

smoker

Bien sûr, quand on ne rigole pas avec la chose, on a une thermosonde sans fil qui nous donne la température de l'enceinte pendant que dans la cuisine on prépare des macarons. Je profite en effet du super robot de Sindy et des 10 thermosondes (incluant la très cool sonde laser) de Fred pour leur montrer la technique. Ça foire un peu (a-t-on déjà vu des blancs ne pas monter en neige!!!) mais le résultat final est quand même présentable.

Quatre heures plus tard, les travers de porc sont prêts, accompagnés de coleslaw, un autre classique américain.

L'après-midi on va au parc pour les enfants de la résidence, en voiture. La résidence fait plusieurs (dizaines?) d'hectares et possède un étang, deux piscine, une salle de sport, une aire de jeux, une salle de réception... Ça ressemble beaucoup à Wisteria Lane pour les connaisseurs.

Le soir, je laisse Fred Sindy et Louis à leur vie américaine heureuse et réussie et attrape un avion pour Las Vegas où une voiture m'attends pour un road trip dans le plus pur style américain.

Houston

3 réflexions au sujet de « Houston »

  1. Sarah dit :

    Bonjour,

    Je suis sur Houston pour quelques mois et je suis a la recherche d'un centre de tir. Pouvez-vous me dire le nom de celui-ci?

    Merci

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