Trajet Colombie-Panamá : quand la route n'existe pas...

Le bouchon du Darién, c'est une zone de marais et de forêt située à la frontière entre la Colombie et le Panamá. C'est là qu'a lieu la seule interruption de la route panaméricaine, sur à peu près 100km à vol d'oiseau.
Autrement dit, aucun véhicule ne passe. Il faut donc y aller à l'ancienne si on a le temps, ou survoler si on est pressé...

Pour cette partie du trajet, j'avais puisé la majorité des informations dans cet article en espagnol et dans les pages de wikitravel qui sont à peu près exactes , et .

La voie de la feignasse, du pressé et de l'économe

En premier lieu, notons l'apparition depuis l'écriture de l'article ci-dessus de VivaColombia, compagnie low-cost colombienne qui propose des vols entre Medellín et Ciudad de Panamá à 61€ (6kg de bagages...), à peine plus cher depuis Bogotá.

Mais comme les sauts de sept lieues n'intéressent pas forcément les aventuriers qui veulent boire de l'eau salée, voir des (vraiment) petits indiens ou patienter des heures parce que les colombiens ont une notion bien spécifique de l'heure, regardons un peu les autres options.

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l'Eldorado existe, à Bogotá

On aurait presque envie de croire que tout l'or du monde se trouve ici, c'est magnifique. À part l'éclairage très très très jaune et qui rend les objets bien bling-bling, le Museo del Oro est un sans faute. En ce qui concerne ce point et même si c'est un peu cauchemardesque á réaliser, j'ai choisi de présenter les objets photographiés dans leurs (plus ou moins) vraies couleurs.

Coquillage.

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Batée en bois.

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Brasier pour faire fondre l'or.

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l'Eldorado existe, à Bogotá

Museo Botero à Bogotá

Il y a tant de musées à Bogotá, c'est impressionnant.
Parmi eux, le musée Botero, du nom de cet artiste colombien dont on a vu deux sculptures dans l'article sur Medellín, le pájaro herido (oiseau blessé) et le pájaro de la paz (oiseau de la paix).

En 2000, il fit don d’œuvres majeures pour la création d'un musée. 123 de ses propres œuvres et 85 d'autres artistes. La liste est longue et l'on retrouve pêle-mêle et de manière non exhaustive (mais par ordre alphabétique) Braque, Calder, Chagall, Degas, Giacometti, Greco, Klimt, Fernand Léger, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Pissarro, Renoir, Toulouse-Lautrec...

Autant dire que la visite est superbe!

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Museo Botero à Bogotá

Parque Arví & Guatape

Parque Arví

C'est samedi, on va au parc!
Et comme on ne fait pas les choses à moitié ici, on prend le métrocable. Medellín a été la première ville du monde à investir dans un système de téléphérique pour désenclaver les quartiers qui n'avaient pas accès aux transports en commun (pentes ardues, rentabilité inexistante...). Une première ligne permet de survoler ces quartiers et d'observer leur développement tandis qu'une seconde se fraie un chemin à travers le parc.

Le Parque Arví, c'est un peu comme la forêt de Fontainebleau pour les parisiens, en plus petit... Dans la cabine, on rencontre des Panaméens avec qui on passe la journée. On flâne un peu au marché d'artisanat et de produits locaux avant de se hasarder à marcher un peu, le temps est à l'averse. On se requinque avec d'énormes assiettes: sancochos pour les uns, bandejas paisas pour les autres.

Et puis le temps étant vraiment instable, on repart d'où l'on vient, je prête mon poncho à nos nouveaux amis qui n'ont rien pour se protéger de la pluie!

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Parque Arví & Guatape

Desfile de Silleteros

Le summum, l'apothéose, la cerise sur le gâteau de 10 jours de Feria de las Flores, c'est le Desfile de Silleteros.

Patrimoine culturel national, les Silleteros sont des hommes, des femmes et des enfants. Ils vivent à Santa Elena, havre de paix dans la montagne, 1000m au-dessus de Medellín (ça a son importance).

On doit la première évocation littéraire de ce dur labeur à Carl August Gosselman dans son livre Viaje por Colombia: 1825 y 1826.

El camino por las montañas tenía grandes dificultades, por lo cual era complicado y prácticamente imposible transitar con mulas. Para ello se encuentran tipos que se dedican a cargar tanto a personas como mercancías por las alturas cordilleranes. Acostumbrados desde la niñez a cargar mercancías subiendo montañas, son capaces de llevar sobre sus hombros a personas como si fueran bultos de carga. Su fortaleza de soportar fardos de cerca de setenta kilos es largamente superada, ya que normalmente hacen reposar sobre sus hombros casi el doble de tal peso.

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Desfile de Silleteros