Direction la zone frontalière avec le Guatemala, pour voir les lagos (ou lagunas) de Montebello, une région abritant pas moins de 59 lacs. Un petit taxi collectif jusqu'à Comitán puis un microbus en direction des lacs. Premier voyage sur le toit pour mon sac à dos.
Arrivés à la cabine de péage à l'entrée je sais que je dois descendre pour partir à pieds sur la gauche mais le conducteur et le caissier du microbus ne comprennent pas ma demande, ils ne connaissent même pas le nom du lac (le troisième plus gros!) où je veux aller et savent encore moins lire une carte. Vu qu'on continue à rouler, je leur de m'arrêter là ("bordel!") et le caissier dit à l'autre de m'arrêter au lac de Montebello, quatre putains de kilomètres plus loin... Et c'est reparti à pieds dans l'autre sens en direction du lac de la forêt bleue (lago de Bosque Azul), un des cinq lacs de couleur (lagos de Cinco Colores). Ces cinq lacs ont tous des couleurs différentes dans un périmètre restreint, c'est impressionnant et dû à la composition de l'eau. Je n'ai pas le premier en photo (Lago Agua Tinta) parce que je pensais repasser là le lendemain mais qu'on m'indiquera plus tard un raccourci plus agréable par la forêt.
Ici donc, le lago ensueño.
Le lago Encantada.
Le lago Esmeralda.
Petite pause déjeuner, après 6km à pieds. Dans la feuille de bananier, du fromage qui fond et à côté une tortilla qui gonfle comme une patate soufflée, allez savoir pourquoi et comment...
Et le fromage fondu, servi avec tout ce qui va bien: avocat, haricots secs, saucisse. :-P
En haut à droite, l'appareil qui fait les tortillas, simple et solide.
Encore le lago Encantada.
Puis le lac de Bosque Azul, où j'arrive peu de temps avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Sur les abords du lac, je rencontre un groupe d'hommes, bien imbibés à l'alcool de canne local, sympathiques au demeurant mais qui semblent un peu trop intéressés par mon appareil photo.
Ça fait un peu Sologne...
Comme je suis le seul dans toutes les cabanes, qu'il n'y a personne à la ronde et que le verrou de la porte ressemble à ça...
... J'améliore considérablement la sécurité en taillant une branche qui a failli me tomber dessus un peu plus tôt dans la journée.
La vie nocturne ici étant plus qu'inexistante, je me couche tôt en espérant que le lever de soleil sera sympathique sur le lac. Que nenni, le ciel est complètement bouché!
Ici, les cabanes au bord du lac.
Je reprend la route, une bonne journée de marche m'attends. Il pluvine et ça n'annonce pas grand chose de bon, on verra. En chemin je croise ce p'tit gars, aucune idée de ce que c'est.
Je bifurque sur la gauche pour rejoindre la grotte de San Rafaël del Arco.
La rivière passe en effet sous cette arche naturelle. Ici en amont.
En aval.
Ici, l'entrée à une grotte qui s'enfonce en contrebas et mène à la rivière qui continue son parcours en souterrain.
Le sol est jonché de fleurs, de bougies et de morceaux de verre dûs aux lampions laissés ici.
Deux pêcheurs sont cachés sur cette image...
Je sais qu'il y a des cenotes, je les ai cherchés, ai marché un certain temps mais ne les ai jamais trouvés. Selon le club des amis de la boisson, ils étaient proche des cabanes et indiqué par des panneaux. Les distances sont-elles les mêmes quand on a bu?
Ici, dans les comedores, le menu est sur la table (fleurs de calabaza, une sorte de courge).
Et au-dessus de têtes (saucisse, viande à griller).
Ici, on se croirait sur une route des États-Unis comme j'en ai tant vues durant mon séjour...
Le poulpe!
Après mon petit-déjeuner pris à midi, j'entame le sentier indiqué hier en direction de deux cenotes et du lac de Montebello. Ça sera plus agréable que par la route, mais la montée qui m'attend me surprend un peu, surtout le ventre à peine rempli.
Arrivé au point le plus haut on trouve une tour d'observation pour la prévention des feux de forêt. C'est pas trop la saison pour ça mais l'accès est libre et même si le temps est très couvert (tendance pluie de merde), je tente le coup. On entrevoit le Lago de Bosque Azul, pas grand chose à dire vrai mais la vue doit être magnifique quand il fait beau.
Après, je remercie deux gardes du parc qui m'ont bien aiguillé pour trouver le petit chemin qui mène aux deux Cenotes. Le premier.
Le second.
Arrivée au Lago de Montebello, venté et pas forcément très photogénique par ce temps.
Un peu fatigué, je laisse quelques pesos à un chauffeur de moto-taxi qui me fait faire les 4km qui séparent le Lago de Montebello de l'embranchement de la route qui mène aux Cinco Lagos, les cinq lacs. Le temps est vraiment mauvais et il n'y a que quand j'arrive au deuxième qu'il s'éclaircit juste le temps de prendre une photo. Ensuite je bois un p'tit café et rebrousse chemin.
Encore quelques kilomètres de marche et me voici au point de vue sur le Lago Tziscao.
Le temps est très variable mais je resterai deux jours ici, à lire et regarder le temps changer.
À noter que ces dernières années, le niveau du lac a augmenté de 5m... Et encore, là, c'est la saison sèche.
Petite promenade touristique au bout de la route de Tziscao. Le Lago Internacional se trouve en effet à la frontière entre le Guatemala (à gauche) et le Mexique (à droite) et il est possible de passer et aller acheter des bibelots au Guatemala sans aucun problème.
Vu de l'autre rive (Guatemala à droite, Mexique à gauche).
Quand on s'approche (ou quand le temps est clair), on s’aperçoit que ces arbres que je regarde depuis 2 jours ont des feuilles rouges...











































De très belles photos. Je trouve que ça fait pas de mal de voir un peu de gris sur ton blog. Ca te fait bosser... ça fait pas de mal