Playa Blanca

Un bus et 25 minutes de moto plus tard, nous voilà enfin sortis de Carthagène des Indes et fraîchement débarqués à Playa Blanca.
En voyage, il faut poser beaucoup de questions (et souvent la même!) afin de faire le tri de l'information. Comme ça, on peut éviter le mud volcano (oui, volcan de boue où il est de bon ton de prendre un bain...).

A première vue, on avait bien verrouillée l'information sur Playa Blanca, à première vue...
Il apparaît que c'est une plage, mais vraiment pas ce qu'on fait de mieux en la matière. Très longue mais très peu large, l'eau est trouble et inintéressante (mais chaude). On aura au moins la satisfaction le premier soir de voir Igamor arriver et se mettre au mouillage pour la nuit. Enfin quitte à aller se faire dorer la pillule en Colombie, je recommande plutôt Taganga (près de Santa Marta) et Playa de Cristal dans le parc Tayrona.
Et bien sûr les San Blas, mais c'est un poil plus difficile d'accès et ça n'est pas le même prix.

Bref, à Playa Blanca pas d'eau courante ni d'électricité, justifiant bien entendu le prix prohibitif de, tout. Et puis être dévoré par les sand-flies tous les matins au réveil, c'est priceless.

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Playa Blanca donne cette sensation peut-être recherchée par certains d'être des Robinsons modernes, cependant desservie en vivres depuis Carthagène par bateau. Enfin Robinsons c'est vite dit, les générateurs tournent à plein régime le soir pour que la musique trop forte abonde sur la plage.

Moi j'suis trop vieux pour ces conneries...

Si on n'avait pas rencontré un groupe de vagabonds (argentins, péruviens, italiens...) dormant un peu à l'écart, essayant de vendre un peu d'artisanat manufacturé, ça aurait été un joli coup d'épée dans l'eau. Du coup on sympathise bien avec ces gens normaux qui essaient de vivre et de voyager.

Carlos, le péruvien, a l'air complètement barré. Il saute partout et tout le temps, il a de l'énergie à revendre en masse. Soit il n'est jamais redescendu d'un mauvais trip de je-ne-sais-quoi, soit il a atteint un niveau de conscience supérieur. En tout cas il parle (au moins les bases) d'un grand nombre de langues, c'est impressionnant à voir. Un soir, sous les étoiles, j'apprends mes premiers mots de Quechua:

  • ch'aska - étoile
  • yacu - eau
  • huayra - vent
  • killa - lune

Oui, avant d'être une tente, Quechua est une ethnie et une langue!

En bref, on reste 2 jours ici et on lève le camp.
Prochaine aventure, le mula trip.

Playa Blanca

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